samedi 28 mars 2015

Le Projet Crocodiles.




Me voilà aujourd'hui pour vous parler d'une chose que je déteste et contre laquelle j'essaye de me battre chaque jour... Le Harcèlement de Rue.

                                                                                  (Ci-dessus, un de mes tweets)


Ayant été victime plusieurs fois de harcèlement de rue, que ça soit des regards mal placés, des mots ou encore des mains... Je me permets d'en parler ici. La première fois que l'on m'a touché, je n'ai osé rien dire, c'est d'ailleurs la première fois que j'en parle. Aujourd'hui, je regrette. Le pire c'est que sur le moment, je me suis sentie coupable, je me suis mis en tête que c'était faux, que ça se passait dans ma tête justement... C'est lorsque l'on m'a touché pour la deuxième fois que j'ai décidé de réagir. Non seulement j'ai fait comprendre que ça ne me plaisait pas, je l'ai aussi dit à mon amie qui m'accompagné et j'ai appelé mon copain qui se trouvait à l'angle de la rue, je me suis ensuite renseigné sur le harcèlement de rue et j'ai compris que j'en étais moi aussi victime. Les gens ont compris qu'il se passait quelques choses mais personne n'a réagit (à part mon copain et moi-même bien-sûr). Après cela j'ai commencé à me demander si ce n'était pas moi le problème. Peut-être par rapport à mes vêtements ? ou encore mon maquillage ? Mais non. Je suis libre. Je m'habille et me maquille comme je veux. Le problème ce n'est pas moi; c'est les Crocodiles.
Entre ces deux "événements" bien-sûr (et même avant), comme toutes les filles et surement beaucoup de garçons, j'ai eu des regards et des paroles mal placés de la part de pas mal d'inconnu.
Je ne pensais pas être victime de harcèlement de rue. Parce qu'après tout ce n'est pas toujours la même personne et souvent ça s'arrête après deux minutes... Mais malheureusement, j'en fais partie.
Le harcèlement de rue, c'est ce qui n'est pas désiré, ce n'est pas parce que je porte une jupe que j'ai forcément envie qu'on me dise que ça met mes fesses en valeur... Enfin bref, je ne sais pas vraiment comment en parler. Mais heureusement le Projet Crocodile est là pour ça.
J'ai tout lu, ou presque et j'ai beaucoup aimé. Je partage avec vous, aujourd'hui, aussi le tumblr et le Hashtag Aujourdhuiencore qui dénonce ces faits, sur Twitter. Hashtag qui est malheureusement beaucoup trop nécessaire je trouve. C'est triste de devoir se plaindre du Harcèlement, c'est quelque chose qui ne devrait pas exister.
Je vous laisse avec le lien du Projet Crocodiles et ce hashtag que toutes victimes peuvent bien évidemment utiliser.
Source: http://www.stopharcelementderue.org/



Au regard de la loi :



L’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. (Article 222-32 du code pénal)

Les agressions sexuelles autres que le viol sont punies de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Constitue une agression sexuelle « toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise” (Article 222-27 du code pénal). La jurisprudence renseigne sur la nécessité d’un contact entre l’auteur et la victime. Elle classe également les attouchements ou les caresses du sexe, des fesses, des cuisses, de la poitrine1 dans le cadre des agressions sexuelles.

Les injures sont définies comme une invective, une expression outrageante ou méprisante, non précédée d’une provocation et qui n’impute aucun fait précis à la victime. Le qualificatif attribué ne peut pas être vérifié. L’injure publique est une injure pouvant être entendue ou lue par un public inconnu et imprévisible. C’est-à-dire par un nombre indéterminé de personnes étrangères aux deux protagonistes et sans liens étroits entre elles.

L’injure publique est punissable par une amende pouvant aller jusqu’à 12 000 €.

Si c’est une injure raciste, sexiste, homophobe ou contre les handicapés, la peine encourue est de 6 mois de prison et de 22 500 € d’amende, qu’elle ait été prononcée à l’égard d’une personne

désignée ou d’un groupe de personnes (Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse : articles 32 et 33)

(Des infos pour rejoindre stopharcelementderue, ICI)

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